
Installation
Le lavoir de Sainte Catherine avec sa configuration voûtée proche de la grotte m’a inspiré cette installation. Ces concrétions réalisées en clématite sauvage sont issues de la rencontre entre l’eau, le minéral et le végétal. Aujourd’hui ce lavoir est un témoignage historique, il n’est plus actif. Cette proposition va dans le sens de faire ressurgir à la surface le monde souterrain et les sources si présentes sur ce territoire. Et ainsi de remonter les chemins de l’eau et du temps long qu’il a fallu pour sculpter ces roches calcaires. La grotte est la métaphore des profondeurs, de l’enfermement et en même temps le point originaire de toute forme émergeante, comme si cette descente dans les profondeurs était le passage obligatoire pour donner naissance à de nouvelles figures ou métamorphoses, à de nouveaux récits. A propos des matériaux constitutifs de l’installation, affinités avec le calcaire et l’eau Les murs du lavoir sont peints sur toute la surface avec un graphisme de reflets d’eau, invitant le spectateur à entrer en immersion dans cet espace. La peinture utilisée est un badigeon de chaux (matériau issu du calcaire) La clématite sauvage est un végétal qui aime l’eau et les sols calcaires.